Comme tant d’autres chercheurs avant lui, Simon Prince en est venu à s’intéresser à l’intelligence artificielle par la bande. 

Son doctorat est en psychologie, avec spécialisation en vision stéréoscopique humaine. Il s’est ensuite penché sur les neurones de la vue dans le cerveau mammalien. Mais, dit-il, « je me suis rendu compte en cours de route que j’étais davantage un ingénieur qu’un scientifique. Je ne voulais pas simplement comprendre comment fonctionne la vision biologique, je voulais construire ma propre version. » À cette fin, la vision par ordinateur est devenue la direction évidente à suivre pour Simon, et il l’a fait à l’University College of London.

Il y a deux mois, Simon s’est joint à nous à titre de directeur de la recherche. S’ajoutant à Greg Mori (Vancouver) et à Marcus Brubaker (Toronto), il dirigera le laboratoire de Montréal, qui regroupe des chercheurs chevronnés dans l’un des écosystèmes les plus dynamiques de l’intelligence artificielle. 

Son équipe comprendra également Layla El Asri, Ph. D, ancienne directrice de la recherche au laboratoire de recherche de Microsoft à Montréal et une sommité dans le domaine de l’intelligence artificielle. La professeure Jackie Cheung continuera de nous offrir ses services comme conseillère pédagogique.

Le laboratoire s’intéresse au traitement du langage naturel (TLN), et plus particulièrement à l’amélioration des façons dont les clients interagissent avec la banque. Les quatre prochains mois verront une intensification du travail des équipes, chacune devant construire pour RBC son propre produit fondé sur le TLN. Garrin McGoldrick, qui a pris en charge notre nouvelle application d’analyse des sentiments dirige, est récemment déménagé de Toronto à Montréal.

Le plan à long terme de Simon est de faire de Borealis AI à Montréal « le centre de recherche sur le TLN où il est le plus amusant et stimulant intellectuellement de travailler », ce qui n’est pas rien, compte tenu de l’envergure mondiale de la ville en intelligence artificielle. Mais son expérience est à l’avenant de ses ambitions, ce qui augure bien pour l’avenir. 

« Les gens ici sont vraiment très sympathiques et accueillants. Je crois, et je ne suis pas le seul, qu’attirer encore plus d’entreprises d’IA à Montréal est une excellente chose même si, à court terme, cela rend l’embauche particulièrement difficile. Je suis impressionné par le nombre et l’ampleur des activités en IA, notamment dans le quartier Mile-Ex : Borealis AI se trouve en plein cœur de l’action à Montréal. »

Montréal a toujours fait partie des options envisagées par Simon, mais il avait reçu de nombreuses offres d’emploi alléchantes. En fin de compte, c’est la possibilité de s’attaquer à divers problèmes dans des champs d’intérêt variés, de se joindre à une équipe de direction composée de superstars comme Marcus Brubaker, Greg Mori et Kathryn Hume, et d’établir sa réputation au Canada qui l’a décidé de mettre ses talents au service de Borealis AI.

Bien sûr, nos bureaux avant-gardistes y étaient aussi pour quelque chose. Après de nombreuses années à « travailler dans des sous-sols d’université sans lumière naturelle », il est heureux d’arriver chaque matin dans des locaux lumineux, ouverts, à l’ambiance joviale. Et la ville a un charme tout particulier pour cet expatrié britannique : « elle allie le meilleur de l’Amérique du Nord et le meilleur de l’Europe et c’est un endroit incroyable pour y vivre si, comme moi, vous aimez la gastronomie, le vélo et les sports d’hiver ».

Nous sommes maintenant arrivés à cette partie du blogue où Simon, fidèle à sa modestie, nous dit « bon, nous avons assez parlé de moi ». L’environnement qu’il crée avec ses collègues, nous affirme-t-il, sert l’ensemble de la collectivité et répond largement aux attentes de tout chercheur d’élite qui souhaite s’installer dans un environnement stimulant, dynamique et motivant où les ressources abondent, et avoir l’occasion de faire sa marque dans le monde. 

Selon lui, quiconque se joint à Borealis AI peut s’attendre à avoir « d’excellents collègues chercheurs et un minimum d’ingérences de la part de cadres interventionnistes. Ils travailleront à des objectifs à long terme exigeants sans avoir à passer constamment d’un projet à l’autre. Ils seront libres de publier les résultats de leurs travaux et bénéficieront d’un environnement favorable à leur perfectionnement. »

Défi accepté.